En Bretagne, 3 chartes pour une gestion économe du foncier

La « Charte pour une gestion économe du foncier en Bretagne », publiée en décembre 2012 par la Région Bretagne, détaille les orientations à suivre par les documents de planification des collectivités compte tenu des enjeux actuels sur la question foncière, tout particulièrement en Bretagne.

Cette charte demande notamment aux collectivités de s’engager à:

« Étudier la possibilité de réduire l’enveloppe déjà urbanisable, notamment identifiée en zone d’urbanisation future (zones 2AU ou similaires) »

À Acigné, le choix inverse est pris: on transforme des zones agricoles en zone 2AU.

À de plus petites échelles de territoire, d’autres documents  partagent le même objectif d’économie des espaces.

En Ille-et-Vilaine, la « Charte agriculture et urbanisme » a été signée le 18 juillet 2011 par le Préfet, le Président du Conseil général et le Président de la Chambre d’agriculture.
Il y est écrit notamment :

« Dans le sens des principes des lois SRU et Grenelles, les SCOT dans notre département ont choisi de privilégier le développement en continuité avec les bourgs et de proscrire les urbanisations nouvelles en extension des hameaux ou en rupture avec le tissu bâti. (…) Quant au PLU il doit assurer un développement en continuité avec le bourg. » (p. 12)

Et aussi :

« Si les terres ont un potentiel agronomique, biologique ou économique, les documents d’urbanisme doivent favoriser leur classement en zone A, où l’agriculture est considérée comme étant la vocation prépondérante à protéger. (…) Si l’espace occupé par l’activité agricole présente une caractéristique paysagère ou environnementale prépondérante sur les critères de classement en zone A, il peut être classé en zone N. Le classement et les contraintes réglementaires qui en découlent veilleront à ne pas remettre en cause le développement et la pérennité de l’activité agricole. » (p. 16)

Source: Charte Agriculture et Urbanisme en Ille et Vilaine

Dans le Pays de Rennes le « Programme local de l’agriculture : les agriculteurs au cœur de la ville archipel«  a été signé en 2010 par le Pays de Rennes, Rennes-métropole et les autre communautés de communes, la Chambre d’agriculture, la SAFER. On peut notamment y lire:

« Le regroupement des parcelles autour des bâtiments agricoles participe à la performance économique et environnementale des exploitations (organisation du travail, limitation des déplacements d’engins et de bétail, rationalisation des systèmes fourragers et des épandages …) et concourt aussi au maintien d’un paysage bocager fortement lié au pâturage. » (p.5)

Tous ces documents  présentent la fragilité et la richesse des milieux agricoles qu’il est aujourd’hui nécessaire de protéger face à un étalement urbain qui s’est accéléré fortement ces dernières décennies. Ils détaillent les fonctions fondamentales des espaces agricoles et les évolutions à conforter pour créer et renforcer les liens entre la ville et la campagne. C’est exactement dans cette perspective que la ferme d’Ifer se situe depuis une vingtaine d’années.